FCL055 : Quelles exigences linguistiques pour les pilotes d’ULM ?

By | 21 février 2021

La France fait partie des pays où l’activité ULM est la plus répandue.

L’accessibilité des formations ainsi que les performances impressionnantes des machines les plus récentes ont fait que bien des pilotes de loisirs vont directement vers une formation d’ULM plutôt que d’emprunter le chemin plus « classique » des aéroclubs.

Tout comme dans les aéroclubs, ces pilotes aiment bien profiter de voyages dans les pays voisins. 

Dans cet article, nous vous présenterons la situation actuelle en ce qui concerne les qualifications de compétence linguistique FCL055 pour les pilotes d’ULM. 

Le brevet d’ULM : un diplôme franco-français

La première chose à comprendre concernant le brevet d’ULM, c’est que ce n’est pas une licence « PART FCL », c’est-à-dire que les articles réglementaires « FCL.055 » qui traitent des compétences linguistiques pour les pilotes ne s’y appliquent pas. Cela veut dire que même si vous passez un examen FCL055 DGAC ou un examen FCL055 nouvelle génération, la DGAC ne l’apposera pas à votre brevet. 

En effet, la reconnaissance de votre brevet d’ULM à l’étranger se fait non pas sur la base d’une présomption de reconnaissance (comme c’est le cas pour les licences EASA), mais au cas-par-cas.

Chaque pays impose ses propres contraines aux vols ULM au-dessus de son territoire. Dans certains cas, on peut partir sans restrictions, dans d’autres cas, il faut déposer un dossier de demande d’autorisation préalable auprès des autorités du pays de destination. La FFPLUM a publié un article qui reprend les différentes formalités à accomplir selon le pays. 

La nécessité pour les pilotes d’ULM de réussir un examen d’anglais ne vient donc pas des textes EASA FCL.055, mais des exigences de certains pays qui vous demanderont de joindre un tel diplôme à votre demande de survol de leur territoire. 

Pour résumer, pour les pilotes d’ULM, passer un examen FCL055 reste facultatif dans la majorité des cas. Ceci étant dit, tous les pays n’ont pas une police de l’air aussi bien formée que la BGTA française, et l’absence d’une qualification d’anglais sur votre brevet d’ULM, ou à defaut, un certificat d’anglais, pourrait vous valoir un contrôle plus approfondi.

Il y a donc un argument en faveur de passer cet examen, ne serait-ce que pour sa tranquillité d’esprit lors de voyages à l’étranger.

Un peu de bon sens

S’il n’y a pas d’obligation officielle à passer un examen d’anglais pour les pilotes d’ULM, il faut néanmoins que vous soyez capable de comprendre et vous faire comprendre à la radio, surtout en espace aérien contrôle. Même si vous n’allez pas jusqu’au passage de l’examen, une formation d’anglais aéronautique VFR a tout son sens sur un plan sécuritaire. 

A minima, assurez-vous d’être capable de faire les choses suivantes : 

– Partir d’un terrain contrôlé
 
– Arriver sur un terrain contrôlé
 
– Transiter dans une TMA
 
– Prendre contact avec un SIV et prendre connaissance des informations de trafic

Comme d’habitude, si vous avez besoin d’informations ou de conseils, une seule chose à faire : Contactez-Nous

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