Pilote écho-radar : Un métier formateur

By | 3 juin 2020

Le métier de pilote écho-radar peut être très instructif

Nombreux sont les pilotes aujourd’hui en compagnie qui sont passés par la case “pilote écho-radar” durant leur parcours. James fait un point sur son expérience de cette activité. 

Qu’est ce qu’un pilote “écho radar”? 

Un pilote de simulateur (“pseudo-pilot” ou “blippy” en anglais) participe à la formation des contrôleurs aériens en manipulant des “avions” imaginaires via un logiciel spécialisé. Ces “avions” apparaissent sur l’écran du contrôleur en formation comme dans la vraie vie.

Typiquement, l’activité se déroule soit dans un CRNA (centre de contrôle en route), soit dans une salle d’approche.

Les pilotes écho-radar interviennent dans un large éventail de séances d’entraînement, allant de la formation initiale des élèves tout juste sortis de l’ENAC à la formation continue des contrôleurs déjà en poste. Peuvent être abordés (entre autres) :

  • La gestion de flux importants de trafic, avec des simulations chargées à bloc pour tester au maximum les compétences du contrôleur
  • Le traitement des situations d’urgence
  • La gestion des pannes touchant les systèmes informatiques tels que le STPV (Système de Traîtement des Plans de Vol)
  • Les nouveaux systèmes utilisés en contrôle (CPDLC…)

Pilote écho-radar : Quelles sont les compétences requises ?

Il n’existe pas de qualification “officielle” pour les pilotes écho-radar. La sélection se fait au cas-par-cas selon le profil des candidats. En règle générale, il vous faudra :

  • Un niveau d’anglais aéronautique suffisant. 
  • Une bonne connaissance de la phraséologie IFR
  • Une expérience aéronautique (contrôleur, pilote, agent AFIS…)

Pilote écho-radar : un double avantage aéronautique et linguistique

L’exercice du métier de pilote écho-radar est intéressant aux niveaux aéronautique, linguistique et même humain. 

Sur un plan purement aéronautique, échanger des messages de type “IFR” à longueur de journée vous apprendra l’importance de la concision en la matière : lorsque vous avez une vingtaine d’avions virtuels à gérer en même temps, vous avez intérêt à ne pas encombrer la fréquence !

Linguistiquement parlant, les simulations dédiées aux situations d’urgence permettent d’élargir son champ lexical dans un contexte réaliste. Cette connaissance de l’anglais technique aura tout son intérêt le jour où vous passerez votre prochain entretien d’embauche en compagnie. 

Concernant l’aspect humain de la chose, le fait de côtoyer régulièrement les contrôleurs permet de faire tomber certaines barrières. On voit bien que ce sont des êtres humains qui sont là pour aider les pilotes plutôt que de leur compliquer la vie. 

Comment postuler ?

Il faut savoir que la DGAC n’embauche pas directement les pilotes écho-radar. Elle fait appel à des intermédiaires tels que des agences d’interim, ou encore des sociétés spécialisées en la matière.

Les postes à pourvoir se faisant connaître par bouche à oreille, il est rare de retrouver des annonces d’emploi sur les sites “classiques”. 

Si vous souhaitez trouver un poste de pilote écho-radar, il faudra donc prendre contact avec le CRNA ou le service d’approche le plus près de chez vous afin de connaître le nom de la société intermédiaire qui lui fournit ses équipes de simulation. Vous pourrez alors soumette votre CV. 

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